Ça va faire une semaine que ça dur…
Ça va faire une semaine que ça dur :
Soit je dors peu, soit je dors mal. Cette nuit, trois heures de sommeil profond, sans rêves, juste un trou noir dans ma vie, comme tout les soirs quand je m’endors, difficilement, as always. Au moins je ne me souviens pas des cauchemars qui peuplent mes nuits depuis des années, c’est déjà ça.
Ça va faire une semaine que ça dur :
Si ce n’est l’eau, rien n’entre dans mon estomac sans que je ne le regrette immédiatement. Sur mes, plus ou moins, longue journée (entre 15 et 20 heures, ou encore 31 comme ce week-end), je ne mange qu’un seul (petit) repas.
Moi qui adore manger, je me force uniquement parce que c’est vital si je veux que mon corps fonctionne correctement. Je me force encore à manger un yaourt au réveil suivant mon humeur et le contenu du frigo, mais rien n’y fait.
Je me force alors que je n’ai pas envie et que systématiquement, je suis prise de crampes et de nausée. Si seulement j’arrivais à me faire vomir dans ces moment là…
Ça ne sert à rien de me demander ce que j’ai envie de manger, rien ne me dit, et de toute façon je n’ai pas vraiment faim, à peine si mon ventre grogne un peu en début de soirée, me rappelant à l’ordre.
Ce genre de « crise » m’est déjà arrivé, une fois de temps en temps et ça dur plus ou moins longtemps. Cela dit, ça n’avait jamais été à se point. Même le thé, sans mon lait habituel, ne passe pas. D’habitude, ça ne m’empêche pas de manger.
Voyons donc combien de temps ça va durer… Une semaine ? Deux ? Un mois ? Plus ?
Ça va faire une semaine que ça dur et mes joues ont déjà commencer à se creuser. Ce qui est loin de me déplaire, après tout si ça aide mes rondeurs à se dissiper un peu, autant en profiter.
Ça va faire une semaine que ça dur et pourtant je suis en forme, pas déprimée, pas exténuée. Juste irrité à cause de la douleur et peut-être un peu irritable. D’autant plus que mes journées sont marqué par les crampes au bas ventre, annonciateur de ma mauvaise semaine *crap*
Alors pour ceux qui s’inquièterait, il n’y a aucune raison. Pas d’envie suicidaire, je n’en ai d’ailleurs jamais eu, à peine une envie de voir la mort en face il y a longtemps, mais pas pour les raisons dont ont nous rabâche les oreilles en psycho.
Je ne sais pas si ceux qui lisent se blogue depuis longtemps, ceux qui ont connu mes anciens blogues, longtemps effacé et oublié de la blogosphère se souviennent, mais il y a longtemps, je faisais peur à ma mère à cause des coupure sur mes bras, que je n’ai jamais prit la peine de cacher, au contraire je les exhibais comme mes joyaux.
Automutilation ? Certainement pas. Tout allait bien, aussi bien que tout pouvait aller au vu de ma vie.
Et puis à partir du moment où on ne se fait pas mal, où on est fasciné, où ce moment nous permet de nous enraciner en nous même, de savoir qui on est et de nous permettre de nous évader quand on en a envie, où y a t il de l’automutilation ?
Quand doucement la lame ouvrait la surface de ma peau, celle de mes avant bras (jamais sur les veines, jamais sur le côté de la paume, mais du plat de la main), que je voyais le sang couler et qu’en suite, à la façon où rien ne se perd et où tout se transforme, je léchais ce sang, je savais que j’étais en vie et je bénissais ce fait, j’embrassais cette sensation d’entièreté, de plénitude et de sérénité. Une quelconque musique classique en fond sonore, un encens brulant, la lumière tamisé. C’était mon rituel, le seul moment où je m’accordais à ressentir ces sentiments, ce bien-être.
Pourquoi je vous parle de ça ?
Parce qu’il m’arrive souvent de regarder mes cicatrises et d’avoir un gros trou en moi. Et ma petite voix de la normalité de me dire que les gens ne comprendront pas et qu’il ne faut pas recommencer. Et que jamais plus je ne pourrais ressentir ce que je ressentais alors, encore jeune adolescente. Maintenant jeune adulte, on ne peut plus ressentir ce genre de choses, c’est interdit. Comme les rêves. Il est interdit de rêver passer un certain âge, on ne vous l’a jamais dit ?
Cynique ?
Sans doute, mais il n’empêche que ça fait longtemps que je ne me suis pas sentie entière à la manière dont je le ressentais quand j’avais 16 ans. Maintenant j’en ai 23 et je regrette pour la première fois ces moments alors que je n’avais jamais rien regretter jusqu’alors.
Et pourtant, je me sens bien, comme je vous l’ai déjà dis plus haut. Heureuse de vivre, simplement. Heureuse d’être moi. Heureuse de mon passé, quel qu’il soit.
La preuve en est que ça fait une semaine que je ne me suis pas rongé les ongles ! *sourire*
I don’t know where I’m going, but I think I like this path, finding myself a little bite more by every step. Going further inside my mind. Growing and knowing… Stupid do you think? Maybe… But what I know is that it pleases me ! So what the fuck? I do as I like, whether you like it or not. My life remember? Not yours, mine. I don’t know where I’m going, but it’s appeasing me. So that can’t be bad, can it?





































Bah alors ma belle…ça sent la fille qui cogite beaucoup voire trop…on va en reparler très vite de tout ça.
Bisous et fais gaffe à toi quand même.
c’est étrange mais j’entends un cri enfin un espèce de grondement-grognement… pas comme une plainte mais comme une vibration sonore… un cor de chasse… je n’arrive pas bien a expliquer, tant pis.
Niveau santé, ça n’a pas l’air d’être la jouassitude, et je ne sais vraiment pas ce que ça pourrait être. Par contre, je trouve ça pas mal inquiétant que tu ne puisses pas avaler un seul truc!!! :O C’est peut-être une vacherie que t’as attrapé, de ces temps-ci avec l’hiver et tout le fatras, ça serait plausible. Moi, ça m’a prit une semaine réalisé que j’avais attrapé un virus, mais tellement pute que j’étais resté sur les miches pendant une semaine, en plein durant les examen de fin de session! Alors, faut pas que tu traines ça trop longtemps
je voudrais pas qu’il t’arrive quelque chose de grave. En supposant que c’est un truc dans le système qui te fait réagir comme ça?
Pour le reste, je peut te comprendre lorsque tu dis qu’après un certain âge il y a interdiction de rêver… c’est considérer comme un truc pour les cons et comme excuse on se fait dire que « c’est pas ça la vraie vie ». Personnellement, je refuse de croire que la vie soit aussi moche que ce que les gens dit normaux en font quotidiennement… même s’il faut co-habiter avec eux lol
De mon avis, il faut se faire du temps pour soit, ses rêves et ses plaisirs du moment sinon on perd de vue ce qui nous rend entier, comme tu le mentionnait. Il faut apprendre à consolider la vie d’adulte telle que dictée par les cons et puis notre petit jardin secret qui nous permet de carburer et d’être bien… Je n’arrive pas à articuler mieux que ça ce que j’ai en tête jusqu’au bout de mes doigts, mais je croit que tu saisiras l’essentiel
et désolé si mon petit « avis perso » était de trop, hein… je veut pas casser les couilles sur ton blogue!
Non, je croit que c’est normal d’avoir une crisette « existentielle » (se questionner, être nostalgique, etc.) après un certain temps. Passer le cap où on doit agir comme les autres si on veut survivre un minimum, ça peut devenir relativement pénible… je te l’accorde. Et… bon… tu ne demandais pas l’avis de personne dans ton message mais je t’en glisse un quand même après je retourne me mêler de mes oignons!